La zoothérapie : l’essentiel à savoir en 4 points

Sans pour autant remplacer un traitement médical, les animaux sont souvent considérés comme vecteurs et porteurs de multiples bienfaits contribuant au bien-être général. Les professionnels peuvent parfois y faire appel dans le cadre de thérapies et de soins. C’est ce que l’on nomme la zoothérapie ou encore Thérapie Assistée par l’Animal.
Mais de quoi s’agit-il ? Quels animaux sont sollicités ? À qui s’adresse cette thérapie alternative ? Quels en sont les bénéfices ? À travers cet article, je vais en brosser le portrait.

c'est la première photo de mon article de blog

Définition de la zoothérapie

La zoothérapie, aussi appelée médiation par l’animal, se définit comme un ensemble de techniques thérapeutiques faisant appel à la proximité d’un animal.
Le but étant de soulager les troubles d’ordres divers comme le stress, les angoisses, les conséquences d’un traitement médicamenteux, effets post-opératoires ou les psychotraumatismes.
En revanche, la zoothérapie ne se substitue pas à la médecine.
L’animal n’est ni médecin, ni psychologue, ni infirmier.
Cependant, des études scientifiques tendent à montrer que les animaux auraient des effets bénéfiques sur la santé mentale et contribueraient au bien-être de divers échantillons de la population quel qu’en soit l’âge et la condition. 

Quelques mots d’Histoire

Les prémices de la zoothérapie se trouveraient dans le courant du IXe siècle dans la ville de Gheel en Belgique.
En effet, la garde de petits oiseaux aurait été confiée à des personnes convalescentes afin de leur permettre de retrouver confiance en elles et de se sentir utile.
Mais c’est au XVIIIe siècle qu’un homme d’affaires du nom de William Tuke décide de fonder l’Institut York Retreat. Il aurait en effet constaté la manière épouvantable dont étaient traités les malades mentaux dans les asiles.
Dans cette optique, il met en place pour eux un traitement consistant à prendre soin de lapins et de poules dans le but de les responsabiliser.

Enfin, à la fin du 19e siècle, on mettait des chiens, des chevaux et des chats au contact de certains épileptiques afin de les soulager et de compléter leur traitement.
En France, c’est à la fin des années 70 qu’Ange Condoret, vétérinaire, expérimenta l’Intervention Animale Modulée Précoce auprès d’enfants porteurs de troubles de la communication et du langage.
Cela consistait à mettre ces derniers en contact avec des animaux afin de stimuler leur communication non-verbale et débloquer le langage.
Les méthodes de zoothérapies sont donc bien plus anciennes que ce que l’on imagine.

 

 

Avec quels animaux ?

De nombreux animaux peuvent être sollicités dans le cadre de la thérapie assistée par l’animal.
Ils vont varier selon les pratiques et les régions du monde.
En voici quelques-unes :

L’hippothérapie ou équithérapie 

Souvenez vous de l’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux…
D’abord sorti en livre, puis adapté à l’écran en 1998 par Robert Redford, vous l’aurez compris, l’animal sollicité est le cheval.
Pourtant, dans cet opus, c’est bien l’équidé Pilgrim qui ressort traumatisé du terrible accident dont Grace, sa maîtresse et lui sont victimes.

Progressivement, l’hippothérapie aidera Grace à se reconstruire.
En effet, les chevaux sont considérés comme des médiateurs de grande qualité de par leur capacité d’écoute, d’attention et leur lien à l’homme datant de la préhistoire.
Les chevaux peuvent jouer un rôle auprès de patients de tous âges dans le cadre de soins thérapeutiques ou hospitaliers.
Ils peuvent être amenés par leurs moniteurs dans des établissements dédiés aux personnes en situation en handicap ou dans les EHPAD afin de contribuer à améliorer la santé des résidents.

Le chien en zoothérapie 

Considéré comme « le meilleur ami de l’homme », ce médiateur hors-pair est notamment connu pour son accompagnement auprès de personnes aveugles.
Ses prédispositions en matière de communication rendent possible le travail avec les patients autistes ou en situation de handicap mental.
La présence de chiens auprès des personnes âgées dans les maisons de retraite leur apporte spontanéité et affection.

Les chiens peuvent être sollicités dans le cadre d’activités de rééducation et de psychomotricité chez les personnes accidentées.
Enfin, ils peuvent être utilisés auprès de jeunes en difficulté afin de leur apprendre à respecter un cadre mais aussi leur redonner confiance en eux et en les autres.

La zoothérapie et le chat 

Il semblerait que les petits félins apportent par leur unique présence une réelle sensation d’apaisement aux personnes souffrant de stress ou d’angoisses.
Plus particulièrement, ce sont leurs ronronnements qui serait considérés comme une source de détente.
On nomme cela la « ronronthérapie« .

Il existe même des bandes-son où sont diffusées des séquences de ronronnements de chats.
Elles seront parfaites pour accompagner les séances de méditation.
Ce doux bruit serait aussi bénéfique afin d’aider les personnes à se libérer de leurs émotions négatives et pensées limitantes.
Le chat est l’exemple type de l’animal qui contribuerait, à l’instar du chien, à améliorer le bien-être de personnes âgées.

Bienfaits de la zoothérapie

Bien qu’il ne soit pas une médecine, le principe zoothérapique a prouvé qu’une relation entre humain et animal engendre de nombreux bienfaits.
Les personnes possédant un animal de compagnie affirment que ce dernier a un impact positif dans leur vie quotidienne.
En effet, la présence d’un animal contribuerait à une nette amélioration de la santé physique, mentale et psychologique et pourrait aider à :

  • Se détendre ;
  • Surmonter les moments délicats et les passages à vide ;
  • Mieux vivre les chocs émotionnels ;
  • Réduire le stress ;
  • Combler la solitude ;
  • Favoriser les interactions sociales…

La zoothérapie est donc une technique thérapeutique dont les effets ne sont plus à prouver.
Elle est notamment pratiquée dans les maisons de retraite afin d’améliorer le bien-être des personnes âgées.
Les effets positifs du contact d’un animal avec ces dernières ont été prouvés.
Pour autant, de nombreux établissements n’autorisent toujours pas les personnes y entrant à amener leur protégé avec eux.

Nous sommes arrivés à la fin de cet article !
J’espère que vous aurez passé un doux moment à le lire.
Je vous donne très vite rendez-vous pour un nouveau contenu !
Si vous êtes curieux d’en savoir plus sur mon métier de rédactrice de contenus, n’hésitez pas à consulter cet article 🙂

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *