A la découverte de la sophrologie avec Sarra

Les techniques de santé alternative sont de plus en plus présentes dans notre quotidien. Naturopathie, sophrologie, kinésiologie, elles font de plus en plus d’adeptes mais restent encore méconnues… Pourtant, qui de mieux placés que celles et ceux qui les exercent pour nous les faire découvrir ? Dans cet article de blog, nous partons à la rencontre de Sarra, ex-cadre bancaire désormais sophrologue à Vincennes (94), qui nous parle son parcours, de son choix de reconversion et nous explique sa discipline.

image accompagnant mon article de blog

 

Un parcours idéal 

Bonjour Sarra ! Merci d’avoir accepté cette invitation ! 
Pourrais-tu nous parler de toi et de ton parcours ?

Bonjour Agathe, merci à toi ! 
On pourrait dire que j’ai un peu le parcours type de la “bonne élève”.
Titulaire d’un Bac S, j’ai enchaîné avec une prépa Hautes Etudes Commerciales qui m’a conduit à intégrer une Ecole de Commerce parisienne.
J’y ai découvert des cours ayant trait à la finance, l’économie ou le marketing.
Nous étions loin du monde des médecines alternatives

J’ai passé une année à Londres et de retour à Paris, j’ai effectué des stages en entreprise dans le milieu de la banque qui ne m’ont pas entièrement satisfaite, mais j’ai continué.
Il fallait rester dans la ligne droite pour obtenir un “bon job”.
J’ai donc enchainé plusieurs contrats de travail avec un rythme très intense et beaucoup de déplacements et de voyages, ce qui était fatigant mais génial d’un point de vue découvertes. 

 

Début de l’intérêt pour les techniques douces et la sophrologie

Quel a été le déclic qui a donné naissance à ton attrait pour les méthodes de santé alternative ?

En observant mon quotidien effréné, je me suis posé plein de questions et je me suis intéressé petit à petit aux techniques douces.
Lors d’un voyage en Asie, j’ai participé à des activités dans des centres de bien-être. 
Le point principal a aussi été la recherche de ce que j’aimais faire et j’ai réalisé que je ne m’étais jamais écoutée : “de quoi avais – je vraiment envie?”. 

J’ai quitté le job que j’occupais alors pour une petite start-up parisienne. 
Ce premier changement de rythme m’a permis de commencer à imaginer les contours d’un futur projet qui me plaise.
La crise sanitaire est arrivée, et c’est durant cette période que j’ai pu débuter ma formation en sophrologie.

 

Le choix de la sophrologie 

Pourquoi avoir choisi la sophrologie plutôt qu’une autre discipline  ?

La sophro est pragmatique et les exercices de relaxation y sont bien définis, ce qui est appréciable.
Comme dans une pratique sportive : on travaille sur le mental et c’est cela qui est intéressant car contrôler son stress passe surtout par le corps.
Par ailleurs, j’ai soulevé que les émotions émergent plus facilement au repos et je trouvais cela enrichissant.

Les techniques et exercices vont bien au-delà de la partie physique et de l’approche psychologique.
En sophrologie, nous ne sommes pas dans la recherche unique de l’analyse.
On va se concentrer sur les résultats en soi.
C’est à ce moment que je me suis dit : j’ai trouvé un filon qui me plaît. 

Un autre argument qui m’a poussée vers ce choix est que je voulais faire une école qui offre une formation certifiante avec une reconnaissance au Répertoire des métiers. 
Mon choix s’est donc porté vers l’Institut Français de Sophrologie à Paris. 
Ça met les clients en confiance et c’est sécurisant pour moi aussi.  
Aujourd’hui, un sophrologue peut être supervisé et des normes commencent à apparaître, donc il est important d’avoir reçu une formation de qualité. 

 

Débuts en formation de sophrologue : enfin dans le vif du sujet ! 

Quels enseignements as-tu reçus durant ta formation de sophrologue ?

J’ai étudié tout ce qui est relatif à la posture thérapeutique, c’est-à-dire comment mettre le patient en confiance, de quelle manière se comporter face à lui et répondre aux situations qui se présentent

Nous avions également de la théorie et de la pratique liée au déroulé d’une séance de sophrologie : 

  • Comment accueillir la personne ; 
  • Comment définir son objectif ;
  • La construction d’un protocole d’accompagnement
  • Etc.

 

l'image sert à décorer mon article de blog

Le métier de sophrologue 

Peux-tu expliquer comment se déroule une séance de sophrologie ?

Une séance de sophrologie est divisée en deux parties : 

  • Exercice de respiration dynamique comme ceux du challenge proposé cet été sur Instagram ; 
  • Visualisation les yeux fermés.

La personne est détendue et on va personnaliser cette visualisation, en fonction de l’objectif recherché avec des images mentales.
Nous adaptons notre voix, la durée de la séance et le protocole au client car il y a une différence entre venir pour une séance bien-être et un accompagnement sur la durée.

 

Quels sont les différents accompagnements existants ?

Ils peuvent être de 4 types

  • Amélioration du quotidien ;

Cela concerne la fatigue, l’endormissement, la gestion des peurs et des émotions… Ces motifs représentent 80% des consultations en libéral. 

  • Comportements pathologiques

C’est-à-dire les phobies, pulsions alimentaires, addictions, ici, le sophrologue accompagne la personne dans la gestion de ces problèmes ; 

  • Traitement médicaux ;

Dans ce cas, la sophrologie vient en complément de la médecine allopathique.
Nous ne sommes pas là pour remplacer le psychiatre ou le généraliste et intervenons uniquement sur la gestion de la douleur.

  • Préparation mentale

Cela peut aussi bien être pour un examen, le permis ou même un accouchement. 
On fait vivre l’épreuve au client afin qu’il soit mentalement préparé le jour J. 

Pour ma part, j’ai une préférence pour les accompagnements 1 et 4 

 

Quelles sont pour toi les qualités nécessaires pour exercer la sophrologie ?

Plus que de parler de qualités indispensables, je dirais que ne pas posséder une capacité d’écoute peut être un frein au métier de sophrologue.
C’est vraiment un point important au même titre que la bienveillance et le non-jugement. 
On est dans une posture où tout vient de la personne et où nous devons composer avec son état et ses ressentis. 
Enfin, d’un point de vue plus personnel, je dirais qu’il faut avoir une forme d’intelligence émotionnelle.
Cela permet de détecter certains gestes liés à la communication non verbale par exemple et de mieux comprendre la personne. 

 

Avec quels autres professionnels peux-tu être amenée à collaborer en tant que sophrologue ? 

Il y a trois familles de professionnels qui ressortent :

  • Médecins généralistes : 

Ils sont aussi dans cette posture d’écoute

C’est souvent à eux que l’on s’adresse quand il y a un problème de sommeil, de mal de dos et ils peuvent être amenés à diriger vers certains protocoles ; 

  • Métiers complémentaires : 

Cela englobe les kinés, qui travaillent aussi sur la gestion de la douleur, les ostéos, les naturopathes ou les diététiciens dans le cadre de comportements pathologiques liés à l’alimentation ; 

  • Métiers des Ressources Humaines dans les entreprises : 

Cette dernière catégorie comporte aussi les Comités d’Entreprise qui peuvent proposer des ateliers bien-être. 
J’aimerais beaucoup développer cet aspect-là lorsque je serai pleinement installée car c’est aussi là d’où je viens.  
Enfin, j’ai noté un besoin grandissant chez les travailleurs indépendants en conversant avec eux. 
D’autant qu’ils sont souvent ouverts aux techniques comme la sophrologie

 

 

Le challenge bien-être sur Instagram : un pari réussi ! 

Passons au challenge bien-être que tu as lancé sur Instagram cet été et qui a duré 3 jours !

Comment t’es venue cette idée ?

C’est arrivé un matin alors que je venais de recevoir des cartes avec des exercices de sophro et j’ai eu une révélation ! 
Ce n’était donc absolument pas prémédité ! 
Je me suis dit que je pouvais en faire un genre de jeu d’autant que jétais en fin de formation et que je voulais commencer à pratiquer.
Aussi, c’était l’été donc il fallait faire cela de façon ludique pour les participants. 

 

Tu l’as appelé challenge bien-être et non sophrologie. Était-ce une volonté de ta part ?

Oui, je ne voulais pas que la sophrologie soit associée à un jeu, donc je l’ai nommé challenge bien-être.
Les exercices étaient cependant inspirés de la sophro
En parallèle, je me suis dit que je pouvais enregistrer les vidéos pour les futurs clients afin qu’ils puissent les réutiliser. 

Le challenge a plutôt eu l’air de bien fonctionner ! Quels retours en as-tu eu ?

J’ai eu environ 9 retours sur 12 participants.
Les challengers ont eu des avis très différents quant aux exercices et pas forcément le reflet de ce que j’aurais imaginé en le créant. 
Ça m’a conforté dans l’idée que chacun est vraiment unique dans son approche et ses ressentis ce qui en a fait un véritable apprentissage pour moi.
En revanche, tous ont avoué qu’ils auraient aimé que ça dure plus longtemps !

 

Projets et vision à long terme 

 

Est-ce que ce challenge a eu un impact dans ta décision de démissionner de ton poste salarié ?

Pas forcément directement mais cela a contribué à me mettre dans le bain et les retours positifs m’y ont encouragée. 
Ce genre de challenge me plaît et j’ai envie de le faire plus souvent.
Pour cela, il faut dégager du temps. 
Je commence aussi à avoir des accompagnements et des clients de par la certification et le fait d’avoir fait tout ce chemin et de ne pas cueillir les fruits des graines semées m’aurait frustrée. 
On va dire que cette décision a été le résultat d’une accumulation de petites victoires qui ont fait que j’ai eu envie d’aller plus loin d’autant que j’ai beaucoup d’idées qui émergent ! 

 

Quels sont tes projets d’ici à un an et que peut-on souhaiter à Sarra dans 5 ans ?

J’ai plutôt tendance à imaginer mon entreprise d’ici trois ans

Une année correspondant à une étape : 

  • Lancement et structuration en 2021 ; 
  • Pratique en 2022 ; 
  • Consolidation en 2023 ; 
  • Optimisation de mes accompagnements d’ici 2024.

Au vu de mon regard sur la pratique, je pense qu’il faudra que je songe à d’autres types d’accompagnements, collectifs par exemple, et axés sur des thématiques comme la confiance en soi. 

Mon positionnement actuel se tourne plutôt vers les suivis des cadres en entreprise, mais toute chose étant évolutive, je serai peut-être orientée vers les sportifs dans deux ans. 

J’essaie de brasser large pour savoir réellement ce que j’aime faire et l’affiner ensuite. 

 

Dernière question pour terminer cette interview découverte de la sophrologie : Si tu devais choisir un mot pour qualifier le métier de sophrologue ? 

Je choisirais conscience. 
Au sens prise de conscience

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Je remercie sincèrement Sarra pour sa disponibilité, sa gentillesse et pour cette longue interview ! 

Si vous voulez en savoir davantage sur ses services de sophrologue et sur son univers, vous pouvez suivre les liens conduisant à son site et ses réseaux sociaux

Site Internet : https://sarrasaidi.com/

Instagram : https://www.instagram.com/sarah_destresse/

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